RAPPORT INTERNATIONAL SUR LA LIBERTÉ DE RELIGION MADAGASCAR 2018

Résumé analytique

La constitution prévoit la liberté de pensée et d’expression religieuses et interdit la discrimination religieuse sur le lieu de travail. D’autres lois protègent la liberté religieuse individuelle contre les abus commis par des acteurs gouvernementaux ou privés. Le gouvernement a commencé à mettre en œuvre la loi sur la nationalité adoptée en 2017 et des organisations non gouvernementales (ONG) locales ont signalé une augmentation du nombre de demandes de certificats de nationalité. Les musulmans nés dans le pays ont continué à signaler qu’ils n’étaient pas en mesure d’obtenir des documents de citoyenneté en vertu des lois relatives à la nationalité qui ne permettent pas à certains enfants apatrides nés dans le pays de se naturaliser.

Des membres de la communauté musulmane et les adhérents de certaines églises protestantes évangéliques ont déclaré qu’ils avaient parfois un accès limité à l’emploi en raison de leur affiliation religieuse, tandis que les membres d’une petite communauté juive continuaient à signaler une amélioration générale de leur interaction avec la société.

Des responsables de l’Ambassade des États-Unis se sont régulièrement entretenus avec des responsables du Ministère de l’Intérieur chargés de l’enregistrement des groupes religieux. Les représentants de l’Ambassade ont continué de dialoguer avec les représentants de la communauté internationale afin de minimiser l’impact du code de la nationalité sur les apatrides, y compris les musulmans ayant des liens de longue date avec le pays. L’Ambassade a régulièrement rencontré les chefs religieux tout au long de l’année et organisé une discussion virtuelle interconfessionnelle pour encourager la solidarité entre les différentes confessions religieuses autour d’une préoccupation commune.

le rapport en version PDF (PDF 137K)