Le gouvernement américain aide à mettre en place le premier guichet foncier à Analanjirofo

Le nouveau guichet aidera 2.500 personnes à avoir accès au foncier, créant une plus grande stabilité financière et des opportunités économiques

Le gouvernement américain, à travers le projet Mikajy de l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID), a inauguré le premier guichet foncier de la région Analanjirofo le 18 février. L’USAID a aidé la Commune de Voloinaà la mise en place de ce guichet car les conflits découlant de l’incertitude sur la propriété foncière sont un problème persistant à Madagascar. Ils conduisent à une insécurité économique, une exploitation illicite des forêts, des trafics d’espèces sauvages, une perte de la biodiversité dans les zones protégées, et constituent également un fardeau pour les tribunaux : environ 85% des affaires traitées auprès des tribunaux dans la région Analanjirofo concernent des litiges fonciers.

Les réglementations foncières sont utiles. Elles définissent la manière dont le gouvernement et la population attribuent, transfèrent, utilisent et gèrent les droits de propriété sur les terres. Lorsque les droits fonciers ne sont pas assurés, il en découle des conflits, une instabilité et l’exclusion des groupes vulnérables (tels que les femmes, la population autochtone et les pauvres). Mais lorsque le régime foncier est sécurisé, la terre constitue une pierre angulaire de la croissance économique et une incitation à l’investissement.

Ce nouveau guichet foncier de Voloina crée un plan local d’occupation foncière qui délimitera les limites de la propriété et aidera à sécuriser des terres pour au moins 2.500 personnes dans la région. Des représentants du gouvernement et des autorités locales, ceux de l’USAID et de l’Ambassade des États-Unis, des partenaires du projet et des membres de la communauté ont assisté à l’événement. Les Responsables ont délivré les premiers certificats fonciers au cours de la cérémonie.

« À l’USAID, nous estimons que l’appui au développement durable nécessite une approche holistique, » a expliqué le Directeur Général de l’USAID, John Dunlop, lors de la cérémonie d’inauguration. « Pour protéger la biodiversité, on doit d’abord aider les communautés à renforcerleurs droits fonciers. Notre but est d’aider les communautés dans leur cheminement vers l’autonomie en assurant la sécurité foncière et en dispensant une formation sur les techniques agricoles durables. »

Le gouvernement américain, à travers les activités en matière d’environnement financées par l’USAID, protège les ressources naturelles malagasy contre l’exploitation non durable. Depuis 2013, l’USAID a engagé 55 millions de dollars dans des programmes de lutte contre le trafic d’espèces sauvages et du bois précieux, améliore la gouvernance des ressources naturelles, améliore la gestion des forêts et des zones marines et renforce les opportunités économiques pour les personnes vivant à proximité des aires protégées.