Interfaith Dialogue

18/01/2017 : Allocution de l’Ambassadeur des Etats-Unis Robert Yamate – Interfaith Dialogue

 

Interfaith Dialogue
American Center Tanjombato, January 18, 2017

C’est vraiment un plaisir pour moi de pouvoir vous rejoindre aujourd’hui pour cet événement important. Je tiens à remercier tous ceux qui ont contribué à l’organisation de cet événement, qui est le résultat direct du travail que notre Ambassade et les membres de la communauté religieuse ont consacré à la rédaction de notre Rapport annuel sur la liberté religieuse en 2016.

La diversité représentée dans notre panel et dans notre auditoire est un témoignage de l’une des plus grandes forces de Madagascar, qui est non seulement sa diversité, mais la capacité et la volonté de personnes d’horizons divers à travailler ensemble pour des objectifs communs et à vivre ensemble en harmonie.

Mais cette diversité de croyances, et l’acceptation mutuelle et la liberté de culte qui existe à Madagascar ne doivent pas être tenues pour acquises. La liberté religieuse de Madagascar existe en raison de l’engagement soutenu de chaque génération à la maintenir et à la préserver.

Malheureusement, cela n’est pas vrai partout dans le monde. La plupart des gens ne bénéficient pas des avantages de la liberté religieuse que les Malgaches et les Américains partagent. En 2012, le Pew Research Centerestime que 76 pour cent de la population mondiale vit dans des pays avec un niveau élevé ou très élevé de restrictions sur la religion.

Les États-Unis, comme Madagascar, chérissent le droit de tous les peuples à pratiquer leur foi librement, sans crainte ni coercition – ou à ne pratiquer aucune religion du tout. La liberté de religion fait partie intégrante de notre histoire et de notre culture. Beaucoup des premiers colons européens sont venus spécifiquement en Amérique afin d’assurer leur droit de pratiquer leur foi comme ils le souhaitent. C’est le premier droit garanti dans notre Constitution, la première phrase que nos pères fondateurs ont inclus dans la Déclaration des droits.

Mais avant même que la Constitution n’ait été acceptée par les États et que notre gouvernement national actuel ait été formé, les États ont abordé la question de la liberté religieuse. Le 16 janvier 1786, l’Assemblée générale de Virginie a adopté le fameux Statut de Virginie pour la liberté religieuse, rédigé par Thomas Jefferson.

Et pour commémorer cet acte historique, depuis de nombreuses années nos Présidents ont désormais déclaré le 16 janvier comme Journée nationale de la liberté religieuse. Nous avons organisé cette discussion en l’honneur de cette journée et comme un moyen de renforcer notre engagement commun à promouvoir la liberté religieuse à Madagascar.

Il y a presque 20 ans, le Congrès des États-Unis a établi la promotion de la liberté religieuse à l’étranger comme composante de la politique étrangère des États-Unis.

Globalement, le Département d’État le fait par la publication d’un Rapport international sur la liberté religieuse qui décrit le statut de la liberté religieuse dans chaque pays. Cela devient un outil pour les défenseurs des droits de la personne, les législateurs et autres dirigeants afin de recueillir l’appui du public et de plaider pour le changement là où il est nécessaire. Nous nous engageons avec le gouvernement et les chefs religieux dans les pays de préoccupation et les encourageons à modifier les politiques et les pratiques qui limitent les droits de leur peuple d’exprimer librement leur religion.

À l’autre bout de l’échelle, nous nous associons à la société civile et au public dans des pays comme Madagascar, où les gens sont libres d’adorer comme ils le souhaitent, pour aider à identifier les meilleures pratiques et célébrer les valeurs communes qui ont contribué au bien-être dans nos pays respectifs.

L’idée de tenir cet événement est en fait venue de certains de nos participants. Ils ont reconnu la diversité religieuse qui existe à Madagascar et un forum où ils pourraient profiter de cette force de la société Malagasy pour accroître notre compréhension mutuelle.

Chacun des panélistes d’aujourd’hui ont été invités à se demander si les institutions religieuses ont la responsabilité de promouvoir le bien-être public et comment leurs traditions considèrent cette responsabilité. Je vous encourage à explorer cette idée ouvertement, franchement et dans le respect. Par exemple, quelles sont les responsabilités des institutions religieuses pour réduire la souffrance, la pauvreté et peut-être même promouvoir le développement? Se distinguent-elles des responsabilités des citoyens? Comment votre tradition de foi traite-t-elle la question de la misère et de la souffrance?

J’espère que nous pourrons découvrir qu’en dépit de nos différentes croyances religieuses, nous pouvons en fait avoir plus en commun que nous ne le pensions.

Je vous remercie encore une fois de votre participation et de votre engagement à célébrer et à renforcer encore la liberté religieuse à Madagascar et au-delà.