Célébration Virtuelle du 244e Anniversaire de l’Indépendance des États-Unis

Discours de l’Ambassadeur Michael P. Pelletier

 

Salam alai kum

Chers amis et collègues, bon après-midi…

Mesdames et Messieurs, que vous soyez proches ou lointains : merci de nous rejoindre, ou plutôt de vous connecter, alors que nous célébrons le 244ème anniversaire de l’indépendance des États-Unis.  Malgré la distance physique qui nous sépare aujourd’hui, nous avons pensé qu’il était important de trouver un moyen de nous rassembler pour montrer que les liens entre les États-Unis et les Comores sont plus forts que jamais.

Cette année, dans le monde entier, les célébrations de la fête de l’indépendance pour beaucoup d’entre nous – notamment ici aux Comores et aux États-Unis – seront différentes de celles du passé carnous allons remplacer les barbecues entre amis par des toasts virtuels, les peintures patriotiques par des revêtements protecteurs pour le visage, les feux d’artifice festifs par des célébrations plus petites à la maison avec la famille…

L’année dernière, alors que je célébrais mon premier 4 juillet avec vous dans votre beau pays, j’ai reconnu que nous allions devoir relever des défis ensemble.  Et nous voici aujourd’hui au milieu d’une pandémie mondiale, l’une des plus grandes crises de notre génération.  J’aimerais profiter de cette occasion pour rendre hommage à ceux qui ont perdu la vie à cause de COVID-19, Américains, Comoriens et autres.   J’aimerais également reconnaître et remercier très sincèrement tous les courageux travailleurs de la santé et autres premiers intervenants qui travaillent sans relâche en première ligne en ces temps incertains et difficiles.

Au milieu de cette crise sanitaire, nous sommes également confrontés à d’énormes défis économiques. Aux États-Unis en particulier, nous assistons à une forte demande publique de justice et d’égalité – une demande pour que nous soyons à la hauteur de nos valeurs et principes fondateurs – que nous soyons tous créés égaux avec certains droits inaliénables, y compris la vie, la liberté et la poursuite du bonheur, comme cela est inscrit dans notre Déclaration de l’Indépendance.

Ainsi, si le 4 juillet est un moment de célébration, c’est aussi une occasion de réfléchir aux valeurs et aux principes auxquels nous aspirons, alors que nous nous efforçons ensemble de faire de notre union une union toujours plus parfaite.

En 1776 et en 1975, nos deux pays ont fait face à l’incertitude avec courage et des visions audacieuses, alors que nous avancions vers notre indépendance.  Aujourd’hui, en 2020, nous sommes à nouveau confrontés à une grande incertitude en raison de la pandémie et de tous ses effets, mais nous devons continuer à aller de l’avant, ensemble, avec courage et avec une vision audacieuse pour rendre le monde meilleur, plus fort et plus résistant.

NOUS SOMMES TOUS DANS LE MÊME BATEAU.  En travaillant ensemble et en nous appuyant sur nos points forts, nous continuerons à accomplir de grandes choses ; et nous en sortirons plus forts et plus résistants, en nous élevant au-dessus du doute et du cynisme.  Cela me rappelle le proverbe comorien :  » : « Sowo la mdzima wa yili ; » so-o la m’ zima wa ili (سو لمز يم ويل).  (ce qui se traduit vaguement par : le chemin est meilleur quand on le parcourt ensemble)… Ensemble, il n’y a pas de défis que nous ne puissions surmonter.

Le président Trump a récemment tendu la main au président Azali pour souligner que « nous restons attachés aux valeurs communes de démocratie, de paix et de prospérité ».  Il a remercié le peuple des Comores pour sa « coopération continue dans la région, en particulier dans le domaine de la sécurité maritime ».  Aujourd’hui, j’ai le plaisir sincère de me faire l’écho de cette appréciation et de cet engagement.  Je me réjouis de renforcer le partenariat durable entre nos deux pays pour les années à venir ; de favoriser la collaboration et l’amitié alors que nous promouvons l’éducation, la sécurité alimentaire et la santé grâce au travail de nos volontaires du Corps de la Paix qui, comme beaucoup de nos collègues, sont impatients de retourner dans ce beau pays, si les conditions le permettent.

Mes amis, souvenons-nous que de l’incertitude naît l’opportunité.  Tout comme nos pères fondateurs étaient incertains de ce que l’avenir leur réservait le 4 juillet 1776 et tout comme les Comores étaient incertaines de ce qui les attendait le 6 juillet 1975, nos nations ont persévéré dans cette incertitude, en vue d’une vie meilleure pour tous.  Le président Abraham Lincoln a dit un jour que « la meilleure chose au sujet de l’avenir est qu’il vient un jour à la fois ». Ne fuyons donc pas l’incertitude, mais embrassons-la de front, ensemble, un jour à la fois.   Comme le dit le vieil adage, « cela aussi passera… »

Dans cet esprit, je voudrais porter un toast :

« A l’amitié et au chemin qui nous attend, que nous allons parcourir ensemble, avec courage et conviction et avec optimisme pour l’avenir ».

Marahaba ( مر هبا )