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Ile où vivent environ 21 millions de personnes, située dans la partie occidentale de l’Océan Indien, Madagascar figure parmi les pays les plus pauvres du monde. Presque 70 pour cent de la population vivent dans la pauvreté.

En mars 2009, le Président élu Marc Ravalomanana a été déchu par l’ancien maire d’Antananarivo, Andry Rajoelina, dans un coup d’état soutenu par els militaires. La communauté internationale ne reconnaît pas comme légitime le régime de fait de transition qui a été au pouvoir depuis cette date. Par conséquent, la plupart des bailleurs ont suspendu leurs programmes d’aide non-humanitaire, et le Gouvernement américain ont mis fin au programme Millennium Challenge Account (MCA) le 19 mai 2009. Le 23 décembre 2009, l’éligibilité du pays pour l’ African Growth and Opportunity Act (AGOA) a aussi été suspendu vu que le pays ne remplit plus les critères sur le pluralisme politique et l’état de droit.

Depuis la crise politique, il y a eu un déclin des activités économiques, une hausse du chômage et une baisse du revenu du gouvernement, notamment avec une réduction dramatique de l’investissement public. Les récentes projections anticipent un taux d’inflation de 9 pour cent et un taux de croissance négative de 2 pour cent pour le PIB en 2010. Les projections macroéconomiques pour 2011 prévoient un taux de croissance de 2,8 pour cent pour le PIB et un taux d’inflation de 7,6 pour cent.

En tant qu’ancienne colonie française, Madagascar vend plus de ses exportations vers la France que tout autre pays (38 pour cent en 2009). En plus, environ 650 des 2.500 sociétés ont un capital français. Ceci dit, la France a été seulement le quatrième investisseur étranger le plus important en 2010 après l’arrivée des investissements miniers du Canada, Japon, Corée et Grande-Bretagne/Australie. La Chine a été le premier fournisseur des importations vers Madagascar en 2010, suivie par la France et le Bahreïn.

Le désengagement de l’Etat des entreprises publiques a constitué un tournant décisif dans la politique gouvernementale de la dernière décennie, bien que l’Etat Malagasy détienne encore deux grandes sociétés d’assurance, la société chargée de l’eau et de l’énergie, ainsi que la compagnie nationale de transport aérien.

L’administration Ravalomanana a proclamé la lutte contre la corruption comme sa priorité. En 2003, le Président a mis sur pied le Conseil pour la lutte contre la corruption et en Septembre 2004, le BIANCO, ou Bureau Indépendant Anti-corruption a entamé ses opérations. Mais la corruption a repris son ascension depuis le changement inconstitutionnel de gouvernement en mars 2009.

Le 19 juillet 2008, le SAMIFIN, l’unité chargée des renseignements financiers et chargée de lutter contre le blanchiment d’argent, a été créé. En 2010, le SAMIFIN a reçu 76 rapports de transactions suspicieuses et a référé 14 cas aux procureurs. Mais on n’a signalé aucun suivi de l’un quelconque desdits cas par les procureurs.

Malgré la crise politique, Rio Tinto a continué à exporter de l’ilménite en 2010 ; et Ambatovy, une joint venture de Sherritt, SNC Lavalin, Kores et Sumitomo, commencera à exporter du nickel et du cobalt cette année.

Les entreprises locales ont fait part de leurs préoccupations sur les récentes décisions arbitraires de l’administration Malagasy, surtout concernant un éventuel retrait des permis pétroliers des sociétés étrangères, ou la mise en œuvre d’un décret instituant un portail unique pour les communications internationales.